« Les Chats du Louvre », merveille à découvrir

Chat
Couverture du livre Les Chats du Louvre de Taiyô Matsumoto, mise en couleur d’Isabelle Merlet. Co-édition Futuropolis & Louvre, 2018.

Plusieurs institutions muséales se sont associées à des auteurs de BD et des maisons d’édition ce qui (nous) permet de (faire) découvrir leur lieu et leurs œuvres différemment. La bande dessinée qui nous occupe ce jour, ou plutôt le manga, est Les Chats du Louvre de Taiyô Matsumoto, une co-édition Futuropolis/ Le Louvre, sorti il y a quelques mois.

Le pitch : une guide du Louvre (Cécile) et deux gardiens de nuit (Patrick et Marcel) vont se rencontrer, partager un secret, mener une enquête étonnante et (nous faire) découvrir Le Louvre différemment…

"Les Chats du Louvre" de Taiyô Matsumoto, mise en couleur d'Isabelle Merlet. Co-édition Futuropolis & Louvre, 2018 (extrait)
Les Chats du Louvre de Taiyô Matsumoto, mise en couleur d’Isabelle Merlet. Co-édition Futuropolis & Louvre, 2018 (extrait)

Taiyô Matsumoto est un mangaka japonais d’une cinquantaine d’années qui a débuté sa carrière à 20 ans. Il a publié plusieurs mangas qui ont souvent traité du sport et de l’amitié, saupoudré d’une dose de non-sens (dixit Wikipédia). En janvier 2019, lors du festival de BD d’Angoulême, une grande rétrospective a présenté son travail. Mais, aujourd’hui, c’est Les Chats du Louvre qui nous intéresse. Sur un coup de tête, j’ai acheté ce manga : pour les chats, Le Louvre, pour une couverture curieuse et pour avoir apprécié les dessins et leur mise en couleur quand j’ai feuilleté cet ouvrage… Je suis donc repartie chez moi avec l’édition de 2018 des Chats du Louvre (il a été publié pour la première fois en 2017). J’aime les bandes dessinées et j’aime les mangas, cet ouvrage-là, n’est ni l’un ni l’autre ou les deux à la fois. Avec Les Chats du Louvre, Taiyô Matsumoto nous invite dans un univers poétique, fantastique. On va suivre Cécile, guide au Louvre qui présente une énième fois La Joconde à des visiteurs, toujours la même œuvre, toujours ce même sourire, toujours ce même discours. Mais là, au milieu de la salle dans laquelle elle se trouve, elle voit un petit chaton blanc. Un chat au Louvre ? Cela est bien étrange. Puis, nous allons suivre Patrick (petit nouveau) et Marcel (vieux de la vielle) qui vont faire leur ronde de nuit… Marcel ayant toujours travaillé au Louvre, il va entraîner avec lui Patrick et lui montrer les combles du Louver où se cachent les fameux chats du Louvre, dont flocon, le petit chat blanc aperçu par Cécile.

Cette BD/ manga est un petit bijou dans laquelle on suit le trio formé par Cécile, Patrick et Marcel qui nous font parcourir les couloirs du Louvre de jour parfois mais souvent de nuit. Nous suivons aussi le groupe des chats du Louvre avec Barbe-Bleue, Myosotis, Dent-de-scie et Flocon qui, quand des humains sont présents dans les cases de BD, sont des chats tout ce qu’il y a des plus banal, mais quand il n’y a pas d’humains, Taiyô Matsumoto les humanise tant dans leur corps que dans leur manière de vivre : ils se parlent, échangent, ont une vie de groupe avec des hauts et des bas, des dangers, des rivalités mais aussi une vie de groupe. La rencontre des univers chats/ humains se fait grâce à Flocon et l’incroyable capacité qu’il a, il est un passe-tableau comme l’a été la petite sœur de Marcel, c’est du moins la théorie de Marcel. Est-il fou ? Qui va l’écouter, le comprendre ? Qu’est-ce qu’un passe-tableau ? Quelqu’un qui entre dans un tableau et vit (dans) le tableau, le découvre de l’intérieur, dialogue avec les peintures au plus profond des toiles.

"Les Chats du Louvre" de Taiyô Matsumoto, mise en couleur d'Isabelle Merlet. Co-édition Futuropolis & Louvre, 2018 (extrait)
Les Chats du Louvre de Taiyô Matsumoto, mise en couleur d’Isabelle Merlet. Co-édition Futuropolis & Louvre, 2018 (extrait)

Les dessins de Taiyô Matsymoto, tout en délicatesse, sont accompagnés par les mise en couleur d’Isabelle Merlet. Pour chaque saison, moment de la journée, la coloriste choisit des couleurs qui ajoutent du sens aux dessins et à l’univers qui nous est donné à voir: un univers à la fois connu, quotidien mais aussi étonnant, magique, sensible et poétique.

C’est dans un univers magique que nous entraîne Taiyô Matsumoto avec Les Chats du Louvre mais pas uniquement : il nous fait aussi découvrir les coulisses de ce temple dédié à l’Art : à lire et à relire, à découvrir pour le merveilleux, la découverte, la poésie d’une histoire sensible qui nous montre l’art et l’institution muséale autrement.

Cécile.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Les Chats du Louvre, Taiyô Matzumoto, mise en couleur (magique) d’Isabelle Merlet, 2018. Co-édition Futuropolis & Le Louvre.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s