« Dear White People » ou le racisme, un tabou.

La série « Dear White People » adaptée du film éponyme sorti en 2014, tous deux réalisés par Justin Simien et diffusée depuis 2017 sur la plateforme à la demande Netflix nous présente les expériences, les états d’âmes d’un groupe d’étudiants américains vivants en huis clos sur le campus fictionnel de Winchester représentant une université prestigieuse telle que Harvard ou Yale University.

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Je pourrais vous dire que la série traite d’un sujet ordinaire – l’adolescence – sous le prisme d’un sujet bien trop d’actualité – encore malheureusement – le racisme. Je pourrais vous décrire chacun des protagonistes afin de vous exposer que la série propose un regard différent à travers un panel de personnages noirs américains tous très nuancés. Je pourrais également vous affirmer que la série a le défaut de mettre les deux pieds dans le plat lorsque le seul personnage noir africain apparaît à l’écran truffé de stéréotypes blessants, même si ceux-ci ont pour but de pointer du doigt les clichés que le reste du monde a sur les jeunes américains. Je pourrais également vous souligner que la série questionne la place des étudiants blancs : racistes pour certains, inconscients pour d’autres et maladroits pour la plupart. Mais je vous dirai qu’elle nous montre avec bonté et humour une réalité souvent dure qu’il faut connaître, qu’il faut dénoncer.

 

 

Pour aller plus loin

Par le plus grand des hasards, lors d’une déambulation dans les rayons d’une formidable librairie parisienne, je suis tombée sur un livre au titre provocateur « Le racisme est un problème de blanc* », il ne m’en fallait pas plus pour passer à la caisse – il m’en fallait peut-être un peu moins pour oser le lire en public.

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Le titre est si « choc » que je n’ose pas le lire dans le métro par peur des regards indiscrets et des réactions qu’il peut susciter. Il s’agit d’un essai journalistique britannique publié en septembre dernier et qui a fait grand bruit dans les rues londoniennes. Cet essai a le mérite d’avoir répondu, dès les premières pages, à une de mes questions les plus anciennes. Pourquoi les personnes de couleurs, alors qu’elles se sentent légitimement chez elles dans le pays qui les ont vu naître et grandir, sont rejetées – de manière de plus en plus assumée par une partie de la population – aux bords de la citoyenneté ? Je vous laisse, j’ai de la lecture …

Bon visionnage et bonne lecture !

Nadia B.

*Reni Eddo-Lodge, Le racisme est un problème de Blancs, publié aux Éditions Autrement, le 26 septembre 2018.

Une réflexion au sujet de « « Dear White People » ou le racisme, un tabou. »

  1. J’ai beaucoup aimé Dear White People. C’est justement par le biais de cette série que je me suis rendue compte que je reproduisais des comportements racistes inconsciemment. Et tout comme toi, j’en suis venue à lire le livre de Reni Eddo-Lodge. Je lui ai d’ailleurs consacré un article entier récemment, elle est géniale. Et son essai est génial ^^

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