Trouver la paix, est-ce le but de toute vie ?

En cette semaine de rentrée scolaire, le temps du renouveau est de rigueur. Chaque année, le même rituel pour les petits et les grands : nouvelle coupe de cheveux, nouvelle garde robe, nouveaux cahiers et nouvelles résolutions. Après plusieurs mois de vacances, le repos, les découvertes et les projets ont alimenté notre esprit, concentrant notre attention sur nous-même. Tandis que la nature se prépare à un sommeil progressif, nous débutons notre éveil.

Mahatma Gandhi, Mon Chemin de Paix. Préface de Arun Manilal Gandhi, paris, Éditions J’ai lu, 2018
Mahatma Gandhi, Mon Chemin de Paix. Préface de Arun Manilal Gandhi, paris, Éditions J’ai lu, 2018

Les lectures estivales sont assez singulières du reste de l’année. Les récits initiatiques, nous invitant à la fois aux voyages et à un enseignement philosophique, occupent les journées ensoleillées ; une transformation spirituelle s’opère nécessairement à travers les pages de ces romans, sommes tout très distrayants. Parcourir une contrée lointaine tout en apprenant sur la sagesse des protagonistes plonge le lecteur dans un onirisme interrogatif. Les questions se bousculent au point de remettre en cause son mode de vie et sa nature profonde.

Le Nouvel An et la rentrée : deux temps forts de l’année pendant lesquels notre destinée est reconsidérée. Que désirons-nous ? Quelles sont les perspectives d’avenir ? Qui sommes-nous ? Qu’attendons-nous de la vie ? Bref… les questions existentielles habituelles, que chacun d’entre nous a eu l’occasion de penser. Certains ont eu la chance d’obtenir des réponses concrètes, d’autres en revanche s’interrogent encore. Faut-il finalement toute une vie pour acquérir la sagesse tant convoitée ? Mais d’ailleurs, de quelle sagesse s’agit-il ? Dans un sens, la sagesse suprême est d’être satisfait de la vie menée, pouvoir se dire : « Je suis fière de ma vie, de ce que j’ai vu, accompli, transmis, appris… ». Cependant, cette sagesse, que nous aspirons tous à ressentir, se caractérise-t-elle par l’acquisition de la paix ?

Il ne s’agit pas d’une aventure héroïque racontant les exploits de personnages fictifs. Ici, nous parlons d’une philosophie proscrite par « le Père de la Nation » indienne. Le Monde entier connaît Mahatma Gandhi (1869-1948) – avocat luttant passivement pour l’indépendance de son pays natal, mais son idéologie est-elle destinée à tout le monde ? Franchissant les frontières et les époques, celle-ci peut toucher n’importe qui s’interrogeant sur la société, l’être et les changements subits.

L’histoire de cet humaniste nous conduit encore aujourd’hui à s’épancher sur son raisonnement et sa pensée. Politique, économie, religion et philosophie s’entremêlent dans ses discours afin de montrer à la population une échappatoire à la doctrine instaurée par le gouvernement. Nous faisons partie de ce monde et tout changement peut s’opérer quand nous le décidons. Son courage et sa détermination ont fait avancer les lois et les pensées en Inde, mais son influence est universelle.

Édité pour la première fois en 1971, Mon chemin de Paix évoque le pouvoir spirituel de cet homme, croyant à la force sacrée de la vie, régissant chacun de nous. Organisé en thèmes, cet ouvrage caractérise et décrit les termes fondateurs de sa conception. Ses déclarations explicites font l’apologie de la foi en l’expérience, conduisant indubitablement à la quête de la paix. Suivre son enseignement permet avant tout d’être guidé, de se sentir accompagner tout au long d’un parcours vital. Ses conseils sur la morale, l’intellect et le spirituel favorisent le questionnement sur notre propre vie et sur les changements, apportant amélioration et contentement.

La paix est-elle la finalité de la vie ? Ressentons-nous le bonheur en obtenant la paix ? La notion de paix nécessite une réflexion sur l’idée du désordre. Car toute paix induit forcément qu’il y ait eu conflit. Ainsi nous pouvons penser que du chaos naît la paix et inversement. C’est sur l’idée d’équilibre, que nous devons peut-être nous pencher. Au fond, nous sommes pleinement en paix, lorsque nous avons agit de façon juste, respectable et en accord avec nous-même. La quête de la paix n’est-elle pas simplement la satisfaction du cheminement de notre vie ?

Terminons par cette citation du Mahatma Gandhi, qui peut être for percutante au regard de l’actualité : « Éveiller le cœur et les sentiments c’est éveiller l’âme. Éveiller la raison, c’est enseigner la distinction entre le bien et le mal ».

Caroline.

Mahatma Gandhi, Mon Chemin de Paix. Préface de Arun Manilal Gandhi, paris, Éditions J’ai lu, 2018

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