Sélection de livres à suspens pour les beaux jours

Je ne sais pas vous, mais moi quand je vois le soleil qui pointe le bout de son nez, niveau littérature j’ai tendance à vouloir m’embarquer dans des enquêtes policières, des thrillers… Le genre de livres qui vous kidnappent et vous tiennent haletant jusqu’à ne plus vouloir les refermer avant de les avoir terminés.

Alors tout spécialement, je vous ai préparé une petite sélection de romans qui m’ont accompagnée les saisons passées. Et peut-être vous feront ils vous aussi frissonner…

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La trilogie des aventures du détective Cormoran Strike, par Robert Galbraith.

Cette trilogie tourne autour des enquêtes menées par le détective privé Cormoran Strike. Un personnage un peu loubard, ancien combattant en Afghanistan lui ayant valu une jambe en moins, et qui habite et travail dans un petit studio mal arrangé. Accompagné de Robin une jeune et charmante intérimaire en passe de devenir son assistante dévouée, ils vont ensemble résoudre des enquêtes, dont personnes n’auraient soupçonné le dénouement.

Dans L’appel du coucou, qui est le premier volume de cette série, Strike se penche sur la mort d’une mannequin, rapidement classée par la police comme s’agissant d’un suicide.  Le second volume Le ver à soie, s’intéresse à la disparition d’un écrivain, dont la mort semble faire suite à l’écriture d’un manuscrit convoité. Et enfin, La Carrière du Mal, s’en prend directement au détective et à son assistante.

Couverture des éditions françaises chez Grasset des enquêtes de Cormoran Strike
Couvertures des éditions françaises chez Grasset des enquêtes de Cormoran Strike

Ce qui m’a plu :

  • Le couple de détective, aux physiques et caractères opposés, qui pourtant parviennent à merveille à se compléter dans leurs qualités d’analyses et d’investigation.
  • Le personnage de Robin, jeune assistante qui en veut et qui ne se laisse pas marcher dessus.
  • Les histoires de plus en plus sombres au fil de la trilogie.
  • Les rebondissements inattendus qui jalonnent la lecture aux moments clés de l’intrigue.
  • Et bien évidement, la plume de Robert Galbraith, qui n’est autre que le pseudonyme de J.K. Rowling.

! ATTENTION ! Un quatrième volume ne devrait pas tarder à sortir; son titre ayant été dévoilé par l’auteure en mars 2018 : Lethal White. Les enquêtes de Cormoran Strike sont également entrain d’êtres adaptées en série télévisée par la BBC.

« Produisant son habituel vacarme métallique, le train ramenait Strike vers le misérable deux-pièces cuisine où il avait installé ses pénates. Un logement mal isolé, perché sous les toits. Malgré sa fatigue, observant les faces inexpressives, les mines soumises des autres voyageurs, il songeait à l’incroyable série de coïncidences qui avait abouti à leur arrivée sur cette terre. Tout bien considéré, chaque naissance était le fruit du hasard. Sur cent millions de spermatozoïdes nageant à l’aveugle dans les ténèbres, quel était le taux de probabilité pour que l’un d’entre eux eût donné lieu à la création de tel ou tel de ces individus ? »

[Robert Galbraith, Le Ver à Soie, Paris, Grasset, 2014, p.18-19]

 

Le couloir des ténèbres, une plongée historique dans le Londres des années 1870 par Anne Perry.

C’est l’histoire de deux frères médecins, prêt à tout pour sauver leur patient atteint de la leucémie appelée maladie du sang blanc, et qui, au nom de la science et de la médecine, vont tomber dans la criminalité pour réaliser leurs expérimentations. Face à cela, une infirmière va devenir malgré elle témoin de cette affaire. Enquêtant avec son époux commissaire de police William Monk (héro d’une série de polar d’Anne Perry), elle va s’efforcer de découvrir ce que préparent ces deux hommes, et de les arrêter dans leur soif de réussite effrénée.

anne perry

Ce qui m’a plu :

  • L’histoire de cette femme infirmière, tiraillée, entre d’un côté ce que pourrait apporter au monde médical cette expérience scientifique si le résultat se révélait probant, et de l’autre, les circonstances criminelles sans respect de l’individu, desquelles elle est témoin et tente de mettre fin.
  • Ce roman interroge également les percées scientifiques, et jusqu’où peut on aller au nom de la médecine.
  • Un roman policier emprunt du charme britannique, qui nous plonge dans le Londres et ses campagnes du XIXe siècle.

« Ce fut alors, en voyant la marque laissée autour du verre, qu’elle sut avec certitude ce que Magnus et Hamilton faisaient. Ils injectaient, goutte par goutte, dans le corps de Bryson Radnor, du sang prélevé sur les enfants. Ils remplaçaient le sang blanc, malade, sans vie, par celui de Charlie, de Maggie, ou des autres malheureux qu’ils gardaient dans cette salle à l’écart de tout. C’était terrifiant, barbare – et brillant, si cela réussissait ! »

 

Le classique Insomnie de Stephen King

« Le téléphone sonna derrière lui. Quand il se tourna, il vit l’appareil qui baignait dans un nuage de lumière d’un rouge maléfique, sombre, le rouge des saignements de nez et des (coqs, combats de coqs) crêtes de coqs. Non, gémit une partie de lui-même. Oh non, Ralph, ça ne va pas recommencer ! A chaque sonnerie, l’enveloppe de lumière brillait davantage, redevenant plus sombre dans les intervalles de silence. Impression de voir un cœur fantomatique avec un téléphone en son centre. Ralph ferma les yeux de toutes ses forces ; lorsqu’il les rouvrit, l’aura rouge avait disparu. »

[Stephen King, Insomnie, Paris Albin Michel, 1995, p.161]

Ralph Roberts est un homme de 70 ansinsomnie yves thos, qui a perdu sa femme il y a peu de temps des suites d’un cancer. Habitant d’un quartier pavillonnaire en apparence calme, ses nuits se font de plus en plus courtes, se réveillant toujours plus tôt. Ses insomnies vont finir par le hanter, et rapidement le vieil homme croit devenir fou en apercevant des auras colorés entourant des passants dans la rue. Au même moment, sa ville va connaître une série d’épisodes mouvementés autour de l’arrivée de militantes pro-avortement, et ses voisins vont révéler d’étranges personnalités. Une puissance obscure et maléfique semble planer sur la ville et ses habitants. Un roman à suspens fantastique de Stephen King, comme on les aime.

Pour tout vous avouer, je ne l’ai pas encore terminé, mais j’ai déjà été emportée par les premières pages. J’en suis à la moitié, et chaque chapitre ne manque pas de me surprendre. Il s’agit pour moi d’une belle découverte. Même si j’ai déjà lu plusieurs romans de Stephen King, celui-ci me demeurait inconnu il y a peu. Pourtant Insomnie est un classique pour tout amateur des livres de Stephen King. Il saura vous tenir éveiller jusqu’à pas d’heure. Et si son titre se réfère aux nombreuses insomnies maladives du personnage principal, vous n’en serez vous aussi pas loin de par l’envie qui vous prendra d’en connaître l’issue.

 

Le sombre Block 46, premier roman de Johana Gustawsson.

Quatrième de couverture :

« Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énuclées, et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange sérial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vielle connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944. »

[Johana Gustawsson, Block 46, Paris, Bragelonne, 2015]

Ce qui m’a plu :

  • Les courts chapitres qui s’enchaînent poublock 46r montrer les différents points de vue, entre le tueur, la profileuse, et les remontées temporelles.
  • Cette sensation de suivre la profileuse dans ses recherches, nous tenant en haleine, alors que conjointement nous sommes faces au tueur et à la cruauté de ses actes. Une ambiance littéraire qui installe ainsi chez le lecteur, une sensation de hâte, d’impatience, dans la résolution de cette affaire ; de se mettre dans la peau des personnages pour les aider à progresser plus rapidement.
  • Les remontées en 1944 dans le camp de concentration du Buchenwald, se veulent bouleversantes, choquantes (je vous avoue par moments avoir eu envie de zapper quelques passages d’une incroyable dureté…), révoltantes mêmes, mais nécessaire à la compréhension du récit et à la résolution de la série de meurtres face auxquels se trouve la profileuse.
  • Et une fin qui vous laissera sans voix…

 

 

D’autres envies et idées de lectures à suspens 

  • Jean d’Aillon, Le grand incendie, 2018
  • M.C. Beaton, Les enquêtes d’Agatha Raisin, 2016-2018
  • Eric Berg, La maison des Brouillards, 2017
  • Donato Carrisi, Tenebra Roma, 2017
  • Agatha Christie, La mystérieuse affaire de style, 1920
  • Ann Granger, Un assassinat de qualité, 2015
  • Giacometti Ravenne, le triomphe des ténèbres, 2018

 

Margot Fache

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