Le Spiritus Mundi ou l’esprit du monde…

Les images de cet article sont le reflet de mon imagination tirée elle-même de mes connaissances en alchimie.
Universum
Universum – représentation du monde

En recevant ce livre, je me suis toute suite sentie enchantée de le lire, c’est vrai, un livre qui parle d’alchimie, de quoi ravir mon imaginaire et ma soif de connaissances à ce sujet. Dans mon esprit, le Spiritus Mundi, il s’agit de ce fluide universel que tous les chercheurs de l’Opus Magnum (Grand Oeuvre) cherchent à sceller : L’Ether, l’Azoth ou encore le Mercure des Sages, voilà ce qu’est, pour moi, avant ma lecture, le Spiritus Mundi. Car selon les alchimistes de tout temps, pour obtenir le Mercure des Sages il faut savoir s’auto-observer, sans auto-observation Mercure des Sages il ne pourra y avoir. Pour eux, la création de ce Mercure réside dans la transmutation de l’Azoth brut.

 

Sans s’éloigner trop du sujet, nous allons le prendre d’un point de vue plus… physiologique (je vous assure que ça concerne toujours le livre !), l’Azoth est considéré comme le « sperme sacré » qui sera la base de la création de cette transmutation vers le « Mercure pur ». Même si la base élémentaire de l’Azoth peut s’apparenter à celle du Mercure, nous savons de nos jours que ça ne suffit pas pour créer ce précieux liquide, les alchimistes le savaient aussi, mais pas pour les mêmes raisons.

Pour atteindre la transmutation PARFAITE et obtenir ce « Mercure Propre » il faut nettoyer le « Mercure Sec » obtenu avec l’Azoth. Le Mercure Sec est représenté par les agrégats psychiques inhumains que nous portons à l’intérieur de nous. Il est clair que ces agrégats proviennent d’un passé lointain. En aucun cas, nous ne nierons le fait que la causa causarum (l’origine des causes) des agrégats psychiques réside dans l’abominable organe Kundartigateur (dissolution du moi).

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Représentation d’une des créatures créées par l’Ennemi

« Spiritus Mundi » c’est l’histoire de Sarah, une jeune fille qui n’a plus aucun souvenir de sa vie après s’être réveillée d’un coma. Elle part alors à l’Aventure, dans les méandres de son esprit pour retrouver qui elle est.

Et maintenant, on en arrive au sujet même de ce livre ! J’ai d’abord eu du mal à me lancer dans la lecture, les détails, criants de réalisme m’ont tourmentée quelques jours je dois l’admettre. On y goûte un peu de Lewis Carroll et son Alice aux Pays des Merveilles, des mondes changeants, féeriques ou totalement anarchiques, des compagnons de route qu’on peut reconnaître comme le Chapelier ou même le Lapin à la poursuite du temps ! Vraiment tout y est et… ce n’est pas pour déplaire. Loin de moi l’envie de crier au plagiat oh non ! Non. Car ce que l’auteur a fait de tous ces petits détails Wonderlandesques est vraiment intéressant

 

Dans un précédent article je vous parlais de « L’alchimiste » de Paulo Coehlo qui est de loin mon livre préféré tant par le fond que par la forme. Et bien Mahrk Gotié a joué un tour de Maître avec « Spiritus Mundi » en frôlant les sommets de Monsieur Coehlo dans mon estime. (Et dans le thème.)

Je ne sais pas si tel était le but de l’auteur, mais je considère son roman comme un roman philosophique sur l’existence, tout comme celui de M. Coehlo.

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Les Gardiens

En fait, en lisant ce livre tout dans ma tête a fait un lien avec le sujet que j’ai évoqué au début de l’article, ces statues qu’on rencontre au cours du livre, les monstres qui peuplent le Temple de l’Ennemi… Je n’en dirais pas plus, je ne voudrais pas vous spoiler et vous ôter le plaisir de découvrir ce livre !

Quand bien même on en arrive par moment à planer gentiment sur les clichés des combats épiques et des pseudo-règles de l’héroïco-fantaisie, le fond reste maîtrisé et ça ne rend pas le livre imbuvable.

 

Ensuite, je vais parler de la forme maintenant que le fond a reçu son lot de compliments pour l’éternité. Certains chapitres manquent un peu de fluidité, c’est vrai, on saute du coq à l’âne, comme si on passait d’une nouvelle à une autre. Mais on s’accroche car malgré tout, on veut savoir qui est Sarah.

 

Ce livre est très clairement destiné à un public jeune et quand on est friand de littérature Héroïque Fantaisie qu’on a lu et relu le Seigneur des Anneaux ou le Trône de Fer, ça laisse un goût simpliste en bouche, mais pas désagréable pour autant. 166 pages de légèreté héroïco-fantastique, ça vaut le détour.

 

« Tu sais… » Dit l’Alchimiste à l’Espagnol. « Écoute ton cœur. Il connaît toute chose, parce qu’il vient de l’Âme du Monde, et qu’un jour il y retournera. »

Extrait de « L’alchimiste » de Paulo Coehlo

Cette phrase ne pourrait pas mieux décrire ce livre.

 

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Première de couverture
Spiritus Mundi aux éditions Sudarènes – 166 p. par Mahrk Gotié
Margaux G.

 

 

 

 

 

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