Le panier de culture du mois de Février par Anaïs

Février est déjà bien entamé, les nuits sont froides mais les jours s’allongent, la grisaille laisse peu à peu sa place aux rayons du soleil, la Saint-Valentin approche à grand pas, les amoureux font du lèche-vitrine pendant que les célibataires se rongent les ongles en pensant à demain.

Célibataires ou amoureux, pour vos soirées au coin du feu, j’ai quelques propositions littéraires à vous faire. Prix Goncourt 2016, Leïla Slimani a pris la parole au moment où les haschtag contre les violences faites aux femmes pullulent sur la toile et où se joue dans notre société un changement de paradigme.
Dans ce contexte, je vous invite à lire cette tribune, parue dans Libération en janvier 2018.

Ensuite, c’est de son premier roman dont j’aimerais vous parler : Dans le jardin de l’ogre. Leïla Slimani dresse le portrait d’Adèle, une femme qui « veut qu’on la saisisse (…). Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre ».

Une salope ? Une Nymphomane ? Une femme à la libido débordante ?
Dépendance, addiction, la douleur est partout. C’est le récit d’une femme condamnée à souffrir en silence de ce qu’elle est. Frontale, crue, nuancée, la prose de Leïla Slimani est puissante. Ses mots claquent comme des vagues déferlants sur les rochers. L’héroïne est aspirée dans un tourbillon vertigineux. Toujours plus. Mensonges et dissimulations. Une vérité qui éclate. Leïla Slimani pose une question fondamentale : Peut-on guérir du dégoût d’exister ?

Dans le jardin de l’ogre par Leïla Slimani, 216p., Gallimard, 17,50 €

Le mois de Février, c’est aussi le moment de la foire d’art contemporain Art Karlsruhe. Je range mes lectures, et je cours dans les allées où de nombreux marchands d’art s’affairent. Et puis comme le dit le dicton : c’est le moment d’acheter des œuvres aux artistes vivants. Quand ils seront morts ils n’en auront plus besoin et nous n’en aurons plus les moyens !

Et puisqu’il est question d’exposition, je vous invite à découvrir l’exposition « Vodou au féminin », des mythes originels aux femmes d’aujourd’hui en Afrique de l’Ouest. Pour cette exposition le musée Vodou met à l’honneur les femmes et divinités féminines, des actrices incontournables dans l’Histoire de l’Afrique de l’Ouest. Inspiratrices de mythes et légendes, piliers de la vie familiales, garantes de cultes, elles contribuent à maintenir la mémoire. Nul doute que cette exposition nous promets un joli voyage en pays vodou.

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