Dessins animés VS déprime hivernale

Ah, le mois de janvier ! Les fêtes sont passées, les vacances avec elles, et il ne reste plus que les restes refroidis du repas de nouvel an pour accompagner nos longues journées d’hiver. C’est l’heure où l’on se farcit tous les tops 2017 et où l’on compte le nombre de célébrités disparues durant l’an, l’heure où l’on prend de bonnes résolutions que l’on ne tiendra pas et où les journées sont semblables à de longues nuits qui n’en finissent pas.

Inutile de se voiler la face : la déprime hivernale est bien là, le spleen du grand froid, la lassitude de la nouvelle année vous terrasse.

Heureusement, Grammartical est là.

Alors non, je ne vais pas venir vous chercher en hélico pour vous emporter dans une pays ensoleillé où il ne fait jamais froid,un cigare au bec et en claquant une phrase cool avec un vieil accent british, mais j’ai presque aussi bien : une liste de dessin-animés, tirés de ma liste personnelle de « dessins-animés à regarder le dimanche avec un café, un chat et un plaid en pilou-pilou ».

Trois séries que je vous recommande chaudement pour passer vous remonter le moral, à regarder seul.e, avec vos gamins ou votre moitié.e.

 

Avatar, the last airbender

Autant commencer par les classiques.

Avatar, the last airbender ou le dernier maître de l’air a été diffusé en France à la télévision en 2005 sur TF1 ; la génération des 90’s a donc dû tomber sur quelques épisodes au pif en zappant d’une chaîne à l’autre un samedi matin.

Il s’agit d’une série télévisée américaine d’après mon ami Wikipédia, toutefois si elle a été créée et produite en Californie, c’est en Corée du Sud qu’elle a été animée. Ses papas, Michael Dante Dimartino et Bryan Koniestzko, nous offrent ici un beau mélange de cultures en s’inspirant directement de la mythologie asiatique de la culture du manga, tout en y incorporant un côté très « comics américain » dans les problématiques des héros.

De quoi ça cause ?

Dans un monde où les humains maîtrisent les éléments, quatre peuples se partagent la planète : la nation du Feu, celle de l’Eau, celle de la Terre et enfin la nation de l’Air.

Durant des siècles, les quatre peuples vivaient en harmonie… jusqu’à ce que la Nation du Feu, ambitieuse et puissante, déclare la guerre à ses voisins pour la domination du monde.

Il revient à l’Avatar, unique maître des quatre éléments, de maintenir la paix et de rétablir l’équilibre du monde… malheureusement, l’Avatar n’est qu’un enfant de 12 ans, totalement dépassé par ce que le monde attend de lui. Terrorisé par son devoir, il choisit de fuir et plonge dans un long siècle d’hibernation, enfermé dans un cercueil de glace au Pôle Sud.

À son réveil, il découvre un monde au bord du chaos, et entreprend un long périple pour devenir ce que chacun attend de lui…

Pourquoi c’est génial

Jusqu’ici, tout cela paraît très classique. Mais tout le génie de ce chef d’œuvre tient dans le traitement des personnages et de son intrigue.

Chacun des héros et des antagonistes est en effet particulièrement travaillé et dispose d’une psychologie complexe. Aang évoluera ainsi en opposition avec le jeune prince du Feu, Zuko : tous deux terrorisés par les devoirs que leurs aînés ont chargé sur leurs épaules, luttant pour reprendre en main leur destinée. Katara, jeune maîtresse de l’eau et aînée de Sokka, jouera longtemps le rôle de la maman de l’équipe, gérant tous les aspects pratiques de leurs quête… jusqu’à ce que le groupe et elle-même réalisent à quel point cette charge est lourde pour elle-même (vous vous souvenez de la petite BD d’Emma sur la charge mentale ?). Toph, jeune fille aveugle et puissante maîtresse de la Terre, fuit ses parents qui la surprotègent à cause de son handicap et rejette l’amour d’autrui de peur de l’apitoiement.

Je pourrai dérouler la liste longtemps ; le mieux est encore de vous faire une idée par vous-même.

Avatar est typiquement le genre de dessin-animé que je montrerais un jour à mes enfants, si j’en ai. Parce qu’il montre une vision du monde optimiste mais réaliste sur les passions et les erreurs de l’humain ; parce qu’il présente des personnages safe, des héros auxquels chacun peut s’identifier, que l’on soit un petit garçon ou une petite fille. Et puis parce que c’est très drôle, très triste aussi parfois, plein d’aventures rocambolesques et qu’il est totalement impossible de ne pas succomber au charme de ce dessin animé.

Le monde incroyable de Gumball

Palme de la mignonnerie absolue pour ce petit dessin animé au format très court qui fera fondre même le plus dur des cœurs de pierre. Le monde incroyable de Gumball est une série animée diffusée sur Cartoon Network depuis 2011 et créée par Ben Bocquelet.

De quoi ça cause ?

Gumball est un chaton bleu âgé de 12 ans, adorable, gentil, optimiste. Il est assorti de son compagnon Darwin, un poisson rouge adoptif devenu son frère adoptif après que des bras et des jambes lui aient poussé. Gumball et sa famille (composée d’un papa lapin rose, d’une sœur lapin, et d’une maman chat bleu) vivent à Elmore, une ville fictive habitée par toutes sortes de créatures.

On va donc tout simplement suivre le quotidien de cette famille à travers des épisodes dont le scénario ne se suit pas forcément, sur une construction apparemment très classique (un épisode, une histoire).

Pourquoi c’est génial ?

Déjà, il faut saluer l’effort d’animation. Chaque personnage de l’univers de Gumball est animé d’une façon différente, ce qui donne un rendu assez hallucinant. Voir se côtoyer un personnage de stop-motion avec un robot en 3D et des personnages dans un style très cartoon, c’est assez foufou.

Gumball est également un excellent anti-dépresseur. Sérieux. Si vous passez une sale journée, mattez-vous un ou deux épisodes, je vous promets que ça ira mieux. Il y a dans cette série une sorte de boule d’amour communicative qui ne peut pas vous laisser insensible. Ou alors, vous n’êtes pas vraiment humain.

Gumball apprend en outre aux enfants tout plein de super valeurs comme la bienveillance, la solidarité, l’écoute de l’autre, sans jamais être trop lourd avec une morale trop soulignée. Et si tout cela vous paraît des plus classiques, c’est que je ne vous ai pas encore parlé de l’humour totalement barré et absurde de la série, brisant volontiers le 4e mur, jouant sur l’apparence des personnages (par exemple, une des élèves est un T-Rex et s’amuse régulièrement à manger ses camarades. Qui meurent. Oui. Et pourtant, ça reste mignon), ou tout simplement sur le côté trop choupinou de Darwin, qui est de très loin le poisson rouge le plus adorable de l’univers.

 

Gravity Falls

Diffusée sur Disney Channel et créé par Alex Hirsch, Gravity Falls est le dernier dessin animé de cette liste. Comme Avatar, les épisodes forment un scénario plus ou moins complexe, il convient donc de les regarder dans l’ordre.

De quoi ça cause ?

Dipper et Mabel, frère et sœur âgé.e.s de 12 ans, se retrouvent pour l’été chez leur grand-oncle Stan à Gravity Falls, une petite ville dans l’Oregon. Oncle Stan a fait de sa maison son lieu de travail : un piège à touristes hors de prix où les visiteurs découvrent un musée de bizarreries facturées à prix d’or. Mais si l’oncle invente de fausses légendes pour extorquer de l’argent aux touristes, Dipper et Mabel découvrent de véritables mystères surnaturels. Ils trouvent en effet un journal contenant tous les secrets de la ville, et s’aperçoivent que Gravity Falls recèle de nombreux secrets…

Pourquoi c’est génial

Comme pour mes deux propositions précédentes, je me dois de souligner l’effort fait par Alex Hirsch pour nous créer des personnages safe et des intrigues mettant en avant la bienveillance et l’acceptation de l’autre. Ça peut paraître bateau et nian-nian dit comme ça, mais bon sang, que ça fait du bien au moral de voir ce genre de productions. On en ressort toujours le sourire aux lèvres.

Une bonne partie de la coolitude de Gravity Falls repose sur le personnage de Mabel, gamine à l’optimisme inébranlable et aux idées plus loufoques les unes que les autres, mais également une aventurière badass bien comme il faut quand il s’agit de venir en aide de son frère ou de ses copain.ine.s.

Le reste de la coolitude, on le doit au scénario et à l’aspect visuel de la série, souvent très imaginative sur les créatures qu’affrontent les jumeaux. On se prend vraiment au scénario qui réserve de belles surprises et son lot de mystères. Les personnages gagnent en profondeur à mesure que les épisodes défilent, et il devient vite difficile de ne pas s’attacher.

Que vous soyez un adulte aigri ou un gamin enfermé dans un corps trop vieux, difficile de rester insensible à Gravity Falls, qui va venir chatouiller votre fibre nostalgique à coup de pop-culture et de rêves d’enfants avortés. Qui n’a jamais rêvé de s’enfermer dans une boule à hamster géante ? Hein ? Comment ça personne ? Bon…

 

Voilà pour cette petite sélection animée. En espérant que ces trois séries sauront ramener un peu de soleil dans cet hiver infernal. Pour ma part, peu me chaut : je me suis barré dans le sud pour tenir le coup.

Tristan.

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