Le crime de l’Orient express

À 8 jours de Noël, je vous propose de découvrir l’univers d’Agatha Christie à travers la dernière adaptation de son roman « Le crime de l’Orient-Express ».

Il s’agit bien là d’un prétexte, mais le film qui est sorti le 13 décembre au cinéma : « Le crime de l’Orient-Express » de Kenneth Branagh rend hommage à cette auteure disparue qui a, par bien des manières, bouleversé les codes du roman policier. Dans le train de luxe Simplon-Orient-Express, nous y trouvons les plus grands acteurs comme Johnny Depp, Pénélope Cruz ou encore Michelle Pfeiffer. Coincés par la neige en pleine campagne alors qu’un meurtre a été commis durant la deuxième nuit du voyage, une question demeure : par qui ce monsieur a été tué ? Ce sera à l’illustre détective de trouver le coupable. J’ai nommé monsieur Hercule Poirot.

le-crime-de-l_orient-express-affichePour expliquer mon raisonnement, il est important de dire ici que j’ai fait le choix de lire le roman avant d’aller voir le film. J’ai, grâce à cela, un point de comparaison et plus d’informations sur les choix scénaristiques et des dialogues.

Dès le début du film, l’immersion est totale, la musique de l’orient enchante et la personnalité d’Hercule Poirot est amenée avec humour. Nous sommes gâtés par de magnifiques paysages, une locomotive noire et puissante, tout à fait, comme je l’imaginais. Les tenues et le décor correspondent en tout point à l’époque. Cependant, les manières des personnages et certains sujets sont traités de manières anachroniques.

Dans le roman, le suspense est haletant. Ce que l’on peut reprocher au film c’est de ne reproduire que très peu l’atmosphère si pesante. Le génie d’Agatha Christie qui nous pousse à lire le roman d’une traite est lissé. Beaucoup de raccourcis ont été pris par les scénaristes pour cette adaptation, qui a le mérite néanmoins d’être spectaculaire et esthétique. En effet, même dans le livre, nous ne savons que très tard qui est le véritable meurtrier, mais nous accompagnons Hercule Poirot dans ses investigations, nous faisons parti de l’équipe du détective et de monsieur Bouc … rien ne nous est donné pour comprendre la situation avant l’annonce finale, mais nous savons que le détective avance et arrivera à ses fins.

Le dénuement dans le roman est fait de dignité, je dirai presque à l’anglaise et après une longue recherche, fastidieuse également pour le lecteur, la sentence du détective est prononcée rapidement. Dans le film,  Hercule Poirot semble découvrir, comme avec l’éclair d’un génie le pot aux roses et il nous offre ensuite de longues minutes de pathos qui étaient pour moi interminables.

Ce film, qui comprends il est vrai des facilités, est néanmoins à recommander, car il est un bon divertissement pour découvrir l’histoire de ce train que l’auteur avait elle-même emprunté pour se rendre en orient. Il permet également de mettre au goût du jour l’œuvre d’Agatha Christie qui recouvre beaucoup de chefs-d’œuvre. Il permet enfin de donner vie une nouvelle fois (ce n’est pas la première adaptation) aux personnages mythiques d’Hercule Poirot, de M. Ratchett ou encore de Mme Debenham, ce qui reste un vrai plaisir, surtout après avoir lu le roman.

Pour aller plus loin, je dresse ici une liste, tout à fait personnelle, des romans incontournables d’Agatha Christie : 10 petits nègres, Mort sur le Nil, Le meurtre de Roger Ackroyd, Un cadavre dans la bibliothèque et enfin Le Noël d’Hercule Poirot… de circonstance pour le coup !
Joyeux Noël à vous !

Nadia B. 

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