Radieuse Momo Kodama

Momo Kodama à Musica

Récital de piano – Salle de la Bourse le mercredi 4 octobre 2017

Piquée par ma curiosité, je me suis retrouvée au troisième rang du concert de la pianiste japonaise Momo Kodama. C’était mercredi dernier – le 4 octobre pour être précise – à la salle de la Bourse dans le cadre du festival Musica.

Momo_Kodama63_(c)Marco_Borggreve.jpg

C’était surprenant, mais avant d’entrer dans les détails, une petite mise au point…

Momo Kodama est une pianiste japonaise née à Osaka en 1972. Dès 1973, ses parents décident de s’installer en Allemagne, c’est alors que Momo Kodama débute le piano. Candide prodige, elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris puis sera la plus jeune lauréate du Concours international ARD de Munich en 1991. Elle suit l’enseignement de grands maîtres tels que Tatiana Nikolaeva, Andràs Schiff ou encore Murray Perahia. En bref, Momo Kodama collabore avec les plus fameux pianistes ainsi qu’avec les plus prestigieux orchestres du monde comme l’Orchestre Philharmonique de Berlin, le Boston Symphony orchestra, l’Orchestre de chambre de Paris, pour n’en citer que quelques-uns, car la liste est longue. Spécialiste de Messiaen, courtisée par les plus importants festivals, Momo Kodama est une pianiste pleine d’audace qui mêle Debussy à Hosokawa, l’Europe et l’Asie, le classique et le contemporain…

Aller à un concert de Musica est toujours une expérience. Festival européen incontournable depuis 35 ans, Musica propose chaque automne de nous plonger dans les œuvres musicales du XXe siècle, de découvrir ou redécouvrir les classiques, mais aussi de se confronter au talent des jeunes artistes émergents.

Revenons en à nos moutons…

Arrivée salle de la Bourse, j’ai retiré mon billet, je suis entrée dans la salle, devant moi, les gradins. Prendre l’escalier de droite, ou celui de gauche ? Ça sera celui de droite. Ascension. Repérage. Mince, où sont les toilettes ? Choix. Siège au troisième rang. Face à la scène. Salle comble. Mixité de générations.

Lumières tamisées. Au loin une silhouette s’avance lentement, Momo Kodama entre en scène, en robe noire et rouge, talons aiguille, chevelure ébène. Puis soudain, un tourbillon enivrant de notes m’emporte… Messiaen, Debussy, Hosokawa, Bruneau-Boulmier, Takemitsu, Campo, Hosakawa…

Tout s’enchaîne très vite en une spirale sonore qui emporte le public à la frontière du rêve, tel un songe qui suspend le temps et adoucit l’instant. Chants d’oiseaux, cordes bloquées, silences maîtrisés avec justesse, gestuelle élégante et virtuose, expressivité romanesque. Momo Kodama projette sa vie intérieure, sa savante sensibilité, lisant sa partition avec une passion désarmante. Là, j’étais – nous étions – le témoin d’un engagement total, sans compromis, illustrant à merveille l’idée que le son est l’expression sonore d’un geste qui engage le corps de l’interprète.

Momo Kodama, pianist
Photo: Marco Borggreve

Le concert a été enregistré par France Musique et sera diffusé le mercredi 1er novembre à 20h.

L’artiste et son oeuvre

© visuels Marco Broggreve
Margot R.

 

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s