Néogothique ! Le Moyen Âge revisité.

« We’re Knights of the Round Table./We dance whene’er we’re able./We do routines and chorus scenes/With footwork impeccable » The Holy Grail.

« Merlin, i’sait déjà pas monter des blancs en neige, alors préparer une potion de polymorphie… Permettez-moi d’avoir des doutes » Kaamelott.

« Et voici ce que j’appelle, moi, la preuve par froid » Merlin l’enchanteur.

Le point commun entre ces trois citations ? Le Moyen Âge ! Ou plutôt : sa réinterprétation et sa représentation. On ne compte plus aujourd’hui les livres, séries ou filmes où nous suivons les aventures de preux chevaliers dans de beaux décors tout en pierres et vitraux, où la magie se mêle à la dure réalité d’une société médiévale archaïque et cruelle. Les Monty Pythons, les Studios Disney ou Alexandre Astier ne sont cependant pas les premiers à reprennent à leur sauce le Moyen Âge : Au XIXe siècle, dans toute l’Europe, un courant « médiévaliste » s’empare de toute l’Europe. Médiévaliste ? Je dirai même plus : Néogothique !

Saint George par Joseph Sattler
Saint George par Joseph Sattler

Vous pourrez découvrir ce courant à la BNU, grâce à l’exposition Néogothique !, sous le commissariat de George Bischoff, Florian Siffer et Jérôme Schweitzer et mis en scène par Céline Daub et Clémence Huyghe. Les œuvres présentées viennent témoigner de l’engouement pour le Moyen Âge, pour ses décors et personnages, son Histoire et ses légendes. Le médiévalisme a touché de nombreuses sphères de la société : artistes, universitaires, architectes, nul n’y a échappé. En Alsace, à la fin du XIXe siècle, le mouvent néogothique est une manière d’affirmer les racines germaniques du territoire nouvellement annexé par l’Empire allemand. Ainsi, partout où le pouvoir impérial est présent se retrouvent des petites touches médiévales dans les décors. Sans parler de la rénovation du château du Haut-Kœnigsbourg commandée par l’Empereur Guillaume II : quoi de mieux qu’un château fort surplombant la région pour y asseoir son autorité ?

La scénographie de l’exposition fait écho au goût pour le Moyen-Âge en reprenant quelques codes de son iconographie : les panneaux d’introduction aux différents espaces sont suspendus à la mode des bannières médiévales, espaces qui se distinguent par leur code de couleur qui rappelle celui des blasons. La visite est rapide et agréable avec, sur certains bancs et sur une borne numérique, la possibilité de consulter le catalogue.

L’exposition s’accompagne de visites tous les lundis, saufs jours fériés, à 17h, de conférences à l’auditorium de la BNU et de projection au cinéma l’Odyssée.

Informations pratiques :

Horaires :
Du lundi au samedi : 10h-19h
Dimanche : 14h-19h
Fermetures : 1er et 11 novembre ; 24, 25, 26 et 30 décembre ; 1er janvier

Plus de d’informations sur le site de la BNU

Courez-y, parce que … J’vais vous dire : même si le pays était à feu et à sang, il serait hors de question que j’rate un truc pareil !

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