Invitation aux voyages

Nos envies de lecture se modifient au gré des saisons. Et en été, nos choix convergent indubitablement vers des romans évoquant les grands espaces, la flânerie, le lointain…

Ce besoin de dépaysement est comblé pour les plus chanceux d’entre nous par un assouvissement physique, bagages bouclées en partance pour un ailleurs. Alors que d’autres s’aventurent dans les récits initiatiques, tout en restant au bord de la piscine ou allongé sur un coin d’herbes ombragé. Ainsi, nous parcourons le monde au-delà de nos frontières imaginaires.

Sélectionner des ouvrages pour nous évader de notre quotidien n’est pas aisé, mais l’auteur choisi ici est sans conteste le plus approprié pour guider notre lectorat en quête d’une surprenante destination.

Affiche du film réalisé par Frank Coraci 2004
Affiche du film réalisé par Frank Coraci 2004

Ecrivain prolifique dont chacun des romans invite aux voyages, Jules Verne (1828-1905), est un véritable précurseur. Mêlant ses connaissances scientifiques, ses propres expériences et un imaginaire débordant, un de nos plus célèbres auteurs intègre dans ses oeuvres les notions du temps et de l’espace. Dans une volonté de transformer le lecteur en explorateur avide, il publie sur une quarantaine d’années une série de romans intitulée Voyages extraordinaires. Parmi eux, en voici un qui s’érige en parfait exemple d’ouvrage nous transportant bien loin de notre environnement.

Paru en 1873, Le Tour du monde en quatre-vingts jours nous embarque dans les pérégrinations du fantasque britannique Phileas Fogg et de son domestique français Passepartout à travers les continents et les océans. Suite à un pari réalisé entre le protagoniste et les membres de son club de gentleman, ils partent vers l’Est et découvrent des contrées exotiques. Richement décrit et documenté avec précision, le roman est également un ouvrage d’apprentissage sur les coutumes des pays explorés et les recherches scientifiques de l’époque. Au bout du voyage et de la lecture, nous retirons des enseignements tout comme Phileas Fogg, peu sociable par nature, se révélant courageux et intrépide face aux événements inattendus, déjouant les pronostiques, finissant même par trouver l’amour.

Jackie Chan, Cécile de France, Steve Coogan dans une scène du film
Jackie Chan, Cécile de France, Steve Coogan dans une scène du film

Le cinéma s’en est emparé à de nombreuses reprises ; sa dernière adaptation sortie en 2004 est très librement réalisée par Frank Coraci. Inspiré par le roman de Jules Verne, le film retrace les grandes lignes de ce récit, toutefois la comparaison s’achève rapidement. L’œuvre littéraire est romanesque, tandis que le road movie est davantage tourné vers le spectaculaire. Les protagonistes diffèrent dans leur personnalité, certains n’existent pas dans le livre, des erreurs de dates et de faits historiques figurent parmi les critiques acerbes reçues par le film. Néanmoins, le casting prestigieux – Steve Coogan, Jackie Chan, Cécile de France – les décors et les scènes d’action rehaussées d’une touche comique bien mesurée font de cette réalisation un divertissement agréable.

Caroline.

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