« Le songe d’une nuit d’été »

Pour célébrer le premier jour de l’été, plongeons-nous dans cette remarquable pièce de théâtre de l’illustre dramaturge William Shakespeare, écrite en 1595.

"Le Songe d'une nuit d'été" de Michael Hoffman: les personnages d'Obéron et Titania, 1999.
« Le Songe d’une nuit d’été » de Michael Hoffman: les personnages d’Obéron et Titania, 1999.

En cinq actes particulièrement rythmés, l’auteur dépeint de multiples portraits de personnages étonnants, se retrouvant dans des situations comiques à la limite du grotesque. Sur une période narrative très prompte, les protagonistes nous entraînent dans deux univers distincts, qui se rejoignent de façon incongrue. En effet, le monde diurne est celui des humains et de la réalité. À Athènes, une troupe de théâtre s’évertue bon gré mal gré dans les répétitions d’une pièce, à l’occasion des noces de Thésée et Hippolyte. Les préparatifs de cet événement grandiose provoquent des intrigues amoureuses, révélant les inclinations et les désirs inavouables de jeunes gens, qui finissent par s’enfuir dans la forêt. C’est d’ailleurs celle-ci, qui fait figure de liaison avec le monde nocturne des fantasmes – le royaume d’Obéron et de Titania, où vivent le peuple des fées et des elfes.

L’amour libre est le thème principal de cette pièce frivole et divertissante ; la passion charnelle est à son paroxysme durant une nuit unique. Les convoitises et la possessivité de l’autre sont des sentiments communs aux humains et aux elfes, qui se laissent emporter par une sorte d’érotisme bestial et débridé.

Adaptée au théâtre à de nombreuses reprises, la prose de Shakespeare est également mise en scène au cinéma, notamment par le réalisateur Michael Hoffman en 1999. Réunissant un casting prestigieux – Michelle Pfeiffer, Calista Flockhart, Sophie Marceau, Rupert Everett – le film retranscrit assez fidèlement la fantasmagorie du poète anglais. Les décors et les effets spéciaux introduisent les spectateurs dans un imaginaire féerique, emprunt d’onirisme ; la nature exacerbée est à son apogée.

Cette véritable ode à la rêverie se termine par un monologue du personnage de Puck, apostrophant le spectateur en ces termes : « Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé) que vous n’avez fait qu’un somme, pendant que ces visions vous apparaissaient ». Allongé sur votre hamac à l’ombre d’un arbre ou à l’occasion d’un pique-nique, laissez-vous aujourd’hui enivrer par la magie de cette œuvre shakespearienne ! Un moment de délectation absolu.

Caroline.

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