Panier de culture « Your Name », etc.

Janvier, le froid (enfin !!! Comment ça, je suis dingue ? Il a neigé pour mon anniversaire et c’était bien), avons-nous vraiment envie de sortir de chez nous pour aller courir les expositions, voir des films ou préférons-nous rester chez nous pour bouquiner ? On peut faire les deux, non ?

Kimi no na wa / Your Name de Makoto Shinkai
Kimi no na wa / Your Name de Makoto Shinkai

Donc mon énorme coup de cœur de ce début d’année, c’est Your Name (Kimi No Na Wa) de Makoto Shinkai, animé japonais tout à la fois magique, poétique, drôle, touchant, tragique et plein d’espoir (non, je n’ai pas pleuré… mais presque). Ce dessin animé est sorti le 28 décembre, il a été n°1 au box office au Japon pendant plusieurs semaines. Il raconte l’histoire de Mitsuha, lycéenne de 17 ans qui en a marre de vivre dans un « trou » (dans le petit village d’Itomori) et fait le vœu d’être un beau jeune homme vivant à Tokyo. Et c’est ce qu’il se passe. Elle va passer plusieurs journées dans le corps de Taki, étudiant tokyoïte travaillant dans un restaurant après les cours et lui, va se retrouver dans son corps à elle, première réaction, et oui, il a des seins ! Après des déboires, des incompréhensions, des incohérences dans leur nouvelle façon de vivre, un rythme s’instaure et un dialogue se met en place entre eux : ils écrivent dans leur téléphone ce qu’ils ont fait de la journée de l’autre. Mitsuha allant jusqu’à organiser un rencard à Taki avec la collègue dont il est secrètement amoureux et c’est lui, dans son propre corps, qui va s’y rendre.
Et un jour, les transferts entre leurs deux corps s’arrêtent… Pourquoi ? Ils n’en ont pas la moindre idée, ni de pourquoi ça a commencé d’ailleurs… Un manque s’installe. Et s’ils se rencontraient ? Oui mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Le film est empreint de fantastique et enchaîne les rebondissements. Le dessin, digne d’un Miyazaki, nous plonge dans une Tokyo mouvante, bouillonnante, à l’opposé du village où réside Mitsuha. Lui, est resté ancré dans les traditions où le saké se fait de manière rituelle en mastiquant le riz lors d’une cérémonie et où l’on se rend au sanctuaire shintoïste pour assister aux danses sacrées, Mitsuha étant gardienne du temple avec sa sœur. Le féminin et le masculin se télescopent dans ce film, mais aussi le passé et le futur, les manières de vivre, les traditions et la modernité… Sous ses airs fantastiques, Your Name nous montre un Japon actuel avec ses ambiguïtés, ses disparités, ses croyances… À voir. Vraiment. D’ici là vous pouvez voir la bande annonce par là!

Je me suis un peu laissé emporter… Je vais tâcher d’être plus rapide pour la suite…

Stéphanie Sautenet, "Le lac oublié"
Stéphanie Sautenet, « Le lac oublié » © Stéphanie Sautenet

Il y a un an et demi environ, j’ai rencontre Béatrice Soulié, galeriste spécialisée dans l’art brut, qui a une galerie à Paris. Sa prochaine exposition est inaugurée demain de 18h à 22h et présentera le travail de Stéphanie Sautenet : « Le Prisme du Daïmôn ». N’hésitez pas à y faire un tour, c’est l’occasion de se laisser surprendre, découvrir, se confronter à l’art brut, de sortir un peu de ce que l’on connait (je parle pour moi sur ce coup-là n’étant absolument pas spécialisée art brut). Pour vous donner envie d’aller découvrir son travail, voici ce qu’elle en dit :
« J’appréhende le dessin comme un aveugle l’espace, la matière, l’univers labyrinthique, en me tenant à mon crayon comme à un bâton. Un aveugle, qui, à l’image de Tirésias dans un rituel « prophétique », tenterait de transcrire le champ visuel que sourd toute son intériorité.
L’outil, le « stylet », tel un prolongement de la main ou une hybridation du corps, fait écho selon moi au caducée d’Hermès, ce dieu psychopompe. Chaque dessin est la trace de ce voyage entre le monde des vivants et des morts, entre Eros et Thanatos, le Réel et le Symbolique.
L’art et la mort sont à mon sens inextricablement liés. Toute image, tout dessin est un masque, une fenêtre ouverte sur la mort. »
Stéphanie Sautenet
Et l’adresse de la galerie pour la trouver et y rencontre Béatrice dont les choix artistiques sont un plaisir à découvrir : 21 rue Guénégaud – Paris 75006.

Et ce qui me fait fantasmer enfin, c’est l’exposition Claude Monet qui va ouvrir à la Fondation Beyeler à Bâle le 22 janvier… Pour ses 20 ans, la fondation expose celui qui est l’un de mes peintres favoris. Peintre impressionniste qui nous transporte dans des paysages aux couleurs qui ne cessent de changer en fonction de l’heure de la journée, cette exposition sera l’occasion de (re)voir, (re)découvrir les œuvres de cet artiste qui a fait basculer (avec Manet et d’autres) l’art dans la modernité ! L’exposition dure jusqu’au 28 mai, ça va passer vite…

Et je vais m’arrêter là pour aujourd’hui même si j’aurais pu continuer et vous conseiller d’aller au théâtre, il y a plein de bonnes choses en cours et à venir ou d’aller voir d’autres films ou vous conseiller de lire Sexpowerment. Le sexe libère la femme (et l’homme) de Camille Emmanuelle mais ce sera pour une prochaine fois… Bonne fin de janvier !

Cécile.

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